Lundi 26 juillet 2010
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00:19
J'avais pourtant sommeil. Je voulais dormir, m'endormir dans les bras de Morphée, mais voilà. Je n'y arrive pas. Je ne fais que de penser. Il est 00h21 et je pense. Je pense à quoi?
Au gens. A ma belle-mère et de la façon dont je l'ai traité, à ma mère en priant tous les soirs pour que j 'accouche le neuf, pas avant et pas après pour faire plaisir à untel ou untel....Et moi
la dedans?
Est ce qu'on pense à ce que j'ai envie?
J'en suis pas si sure.
Ma belle-mère...Quelle histoire. Il faut avouer que je ne suis pas facile à vivre à la base mais avec la grossesse, c'est comme si tout mes défauts étaient amplifiés. Je n'arrive pas à retenir ma
colère et ce que je pense. Il faut que ça sorte. Et le truc c'est qu'elle a le don de donner le bâton pour qu'on la frappe. Et j'y vais de bon cœur. Mais je le regrette après car je ne pense que
se soit vraiment ma mentalité au final. Elle est gentille mais trop envahissante. Elle a besoin de se raccrocher à ses enfants, je comprends mais c'est lourd et j'ai l'impression d'être
emprisonner. En fait j'ai ce sentiment avec elle et ma mère.
Ma mère c'est autre chose. Elle s'impose, on a beau lui dire les choses, elle ne comprends pas, se vexe. Elle me sort par les yeux. Je n'éprouve même plus de pitié pour elle mais du dégout. Le
jour où elle meurt je serait soulagée. Bien sur je ne ferais rien pour que cela arrive mais je crois que si la vie devait faire en sorte qu'elle s'éteigne, je serais contente. Il y aura une
petite pensée pour ce qu'elle était avant, mais elle m'a tellement pourrie ma vie que...
Avec mon mari, on a réussit à faire tout ce dont on voulait, nos souhaits les plus fort se sont exaucés. Nous sommes égoïste par moment mais merde c'est de notre vie qu'il s'agit, pas celle des
autres!
Je crains pour mon accouchement. Devoir gérer les « intrus ». Ca va être dur dur.
Comme si la vie n'était pas assez difficile comme ça. Il faut aussi supporter les envies et les états d'âmes des « intrus » Si je m'écoutais, on habiterait à 8000 km de tout ces gens
là.
Il ne faut pas croire dans les « intrus », il y en a que j'apprécie et que j'aime mais à petite dose. Je les aiment car je sais qu'ils respectent notre vie, notre intimité, les autres
ne sont que des polluants chimiques.
En écrivant et en me relisant, je me dis que j'y vais un peu fort, que je risque de regretter mes paroles...En fait j'en sais rien. Ca s'est tellement accumulés, que je ne sais même plus ce que
je pense. Je ne me reconnais plus. J'en ai assez de devoir faire les efforts et pas les autres, c'est fatiguant. Je vais devenir comme eux.
J'ai remarqué que j'ai changé mais je n'arrive pas à savoir depuis combien de temps. Tout se dont je me souviens c'est cette sensation de vol. Comme si on me volait ma vie, que par tradition, il
fallait que je respecte le choix des autres sans penser à ce que moi je voulais. Ca me gonfle. Je suis née, je n'ai rien demandé, j'en suis heureuse, mais bon que j'ai au moins le choix de faire
ma vie comme je l'entend. Comme je l'a désir. Et pas comme les autres le voudrait.
Oui c'est égoïste, oui ce n'est peut être pas objectif...Mais je m'en fou. Je le ressent ainsi.
J'ai envie d'aller réveiller mon mari, de lui parler de tout ca, de fondre en larmes dans ses bras...Mais ca attendra demain....je n'ai pas envie de le faire chier avec ça maintenant et puis j'ai
déjà vider une bonne partie de mon sac ce soir.